70 Monotypies de Robert Reiter

Quelques remarques concernant cette exposition à Koenigsberg en Mai 2008
Moi, le peintre Robert Reiter, séjournait plusieurs fois à Donzère il y a quelques mois. Je me promenais sans cesse dans la ville et le long des murs des anciens remparts.
Il y avait avant tout un élément qui se montrait partout dans les bâtiments, ensembles, rues: la pierre claire-grise que l’on trouve dans les montagnes avoisinantes comme matériau et qui peut être extraite des carrières. La pierre claire-grise taillée apparaît aux portes et encadrements des fenêtres, aux porches et aux caves voûtées, aussi aux façades rares ressemblant à un palais qui datent de la Renaissance, de l’époque baroque ou du classicisme, mais aussi aux portes de la ville datant des époques plus antérieures, aux fontaines, monuments en forme d’obélisque, aux marches menant à des maisons, au pavé, aux bancs… de la pierre grise jusqu’au clocher de
l’église romane. Et ce gris se répète aux vieux toits en brique inclinés.
Le visiteur étranger de Donzère est frappé par le peu d’espace entre les maisons, tout intentionnellement construit serré, les ruelles, les passages pour les hommes, les véhicules et aussi pour l’eau de pluie.
La verdure ne commence qu’au-delà des remparts. Mais là d’une exubérance ressemblant au paradis avec ses platanes, jardins, maisonnettes, villas, et elle s’étend sans transition à la campagne fertile et verte qui entoure la ville. La montagne qui se dresse derrière la ville, elle
aussi montre ce vert. Cette ceinture de verdure procure le vert pour les besoins cuisiniers, la splendeur des fleurs, l’ombre des arbres fruitiers et celui de la forêt. Cet entourage vert fait apparaître encore plus pierreux, plus sec, plus dense le cœur du vieux Donzère, composé d’une
mosaïque d’innombrables pierres taillées. De cette manière la ville devient encore plus belle, plus unique, plus inoubliable pour quelqu’un qui sait regarder.
C’est avec le premier coup d’œil déjà qu’un visiteur s’intéresse à I’ histoire de Donzère: ils étaient tous déjà là: les Gaulois, les Romains, les « Barbares » de l’époque de la migration des peuples, les Seigneurs chrétiens et les Modernes avec leurs zones industrielles, les lignes de chemin de fer et les centrales nucléaires.
Donc : je pense qu’il me faut encore beaucoup de temps pour réaliser toutes mes peintures ici.